mardi 4 septembre 2007

15 000 kilomètres!

Voilà, plus que quelques centaines de mètres, et nous déboulerons sur la place Tienanmen. Quatre déserts, une poignée de chaînes de montagnes, 15000 bornes d'asphalte et de pistes plus tard, la fin du voyage se profile. Que retenir? Il faudra certainement digérer lentement cette bouchée de monde qu'on vient d'avaler sans mâcher et laisser les images remonter d'elles mêmes. Mais il y a déjà quelques évidences, comme résume Mike c'était "pastèque, kebab et cailloux". On y ajoutera des sentiments personnels: la Turquie orientale qui semble si loin de l'Europe, l'Iran qui est un pays trop chaleureux pour mériter son régime, l'imbroglio géopolitique de l'Asie Centrale qui assure à ces pays en "Stan" qu'on retiendra un jour leurs noms compliqués, l'islamisme qui est en embuscade partout où la corruption politique est ostentatoire, et la Chine, pays archi dingue qui, selon nos interlocuteurs, "nous bouffera", "implosera" ou "croisera le fer avec les Etats-Unis prochainement". Resteront aussi, surtout, les sourires... Tous ceux que l'occident ne donne plus gratuitement et que nous avons récolté par millions, sans autre contrepartie qu'un geste de la main. Visages lumineux et bouches en croissant resteront sans doute gravés dans nos mémoires parce qu'ils sont la meilleure raison d'envisager le monde sous un jour heureux. Et si nous savons quelque chose après 15000 kilomètres en deux chevaux, c'est qu'une population n'a pas le cynisme de ses dirigeants ni l'arrogance des décideurs, mais garde fièrement la clé des rapports entre les hommes: l'altérité.
Tienanmen nous voilà!

vendredi 31 août 2007

PASSAGES TELEVISIONS, Reportages de notre arrivee à Pekin sur TF1 et France 2

ARRIVEE
TF1 > http://video.google.fr/videoplay?docid=8457308565501582282&hl=fr ou sur
http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=4085&IdVideo=2




France 2 (avec certaines de nos images prises au Kirghistan) > http://video.google.fr/videoplay?docid=-5298671482812018708&hl=fr




DEPART
Et tous les reportages télé (une dizaine en tout) sont accessibles ici :
France 2 > http://video.google.fr/videoplay?docid=430398278983222703&hl=fr

France 3 > http://video.google.fr/videoplay?docid=4967244831152107566&hl=fr

BLOGS AMIS
Hervé > http://2cbeijin.canalblog.com/
Philippe et Christian > http://2bauloisverspekin2007.unblog.fr/

Bouchon de charbon


Il y avait le 18 juin, le 14 juillet et le 25 decembre, pour les deuchistes il y a desormais le 25 aout. La matinee a pourtant commence comme un reve: les collines cultivees en escalier, sortant d'une brume cottoneuse, degradent des verts profonds et degringolent jusqu'a la route ou nous roulons tranquillement. Pekin n'est plus qu'a une semaine, nous avons definitivement quitte la monotonie du desert et la fraicheur qui nous entoure laisse penser que notre esquif vogue maintenant vers un port rassurant. Mais les dieux de la deux chevaux en ont decide autrement.
A la mi-journee, nous croisons d'inquietants poids-lourds de couleur invariablement noire, c'est à dire sortis tout droit d'une de ces dangereuses mines de charbon qui produisent 70% de l'energie du pays mais qui ont aussi tue un quart de million de chinois en 50 ans. Rapidement, nous entrons dans une brume sombre et epaisse dans laquelle il nous faut doubler dangereusement une file ininterrompue de camions arretes. On se dit qu'un habituel peage va surgir du brouillard pour justifier ce trafic. Mais les kilometres defilent et pas de peage, rien que des camions enormes sur une route sinueuse qui maintenant se retrecit. Les depassements sont de plus en plus aleatoires et la pente d'une montage sans sommet ajoute a la difficulte de conduire dans cette ouate grise et poussiereuse qui oblige a se masquer le visage. L'enfer a pris la forme d'une route qui ne nous lache plus. Pas de sortie possible, pas de demi tour envisageable, nous continuons a gagner chaque metre de haute lutte, comprimes entre plusieurs files de camions aux longueurs interminables qui peuvent ecraser notre deuche comme une piece de metal tendre dans un etau. Quand la nuit s'invite dans ce tableau deja lugubre, on en mene plus large et on paierait cher pour etre ailleurs. C'est la que surgissent deux grands yeux bleus au fond d'une deux chevaux beige... Jean Meyer.
Ce n'est pas le souriant psy professeur Tournesol ni le fantasque poete bordelais qui nous fait signe de le suivre mais un berger venu chercher ses brebis, un guide qu'il faut suivre, celui qui SAIT. Sans un mot, Jean demarre, accelere, nous emmene entre les montagnes noires que sont ces camions gigantesques. Il fait l'impensable: il ouvre une route qui n'existe pas. Nous effleurons litteralement les toles. Nous glissons plus que nous roulons. L'enfer devient un jeu, celui de suivre Jean qui fait de l'optimiste au milieu des cargos. Il vogue, il vire, fait marche arriere, investit les espaces libres, passe en force, en finesse, a droite, a gauche, sur la bande d'urgence ou nos roues chevauchent le vide, dans d'improbables contre- allees ou nous traversons des poubelles et manquons renverser des routiers assoupis. C'est une danse macabre, un ballet funebre et Jean Meyer, avec un volant pour baguette, conduit cet opera qu'il ecrit au fur et a mesure, dans l'instant, pour l'eternite de l'instant.
Mais nous ne nous contentons pas de suivre, nous descendons de voiture pour faire bouger les camions quand il n'y pas d'issue, nous prenons la tete qund jean prend une option trop hasardeuse. Mike, encourage par la temerite de Jean, pilote a l'instinct, Renaud harrangue les routiers qui refusent de nous laisser un passage. C'est primitif, sauvage, sans merci. Mais se jouer ainsi de l'apocalypse a quelque chose de jouissif. Le plaisir est la. Et, quand quelques heures plus tard, au sommet de la montagne, nous sommes enfin sortis des flammes noires de l'enfer, il y eut ce sentiment singulier mais pregnant qu'on aurait pu rouler comme ca encore longtemps... jusqu'a la mort.
Dans les minutes qui suivirent, la realite nous rattrapa sous la forme d'un tas de gravier que l'ivresse de l'aventure nous avait masque... Jean decollait le premier, un bon demi metre, puis ce fut nous. Vol pas plane, aterrissage manque, Mike gueulait: c'est casse, c'est casse, c'est casse! On sortait sonnes de nos carcasses, inspections febrilement nos chassis, mais non, rien, rien de rien, il fallait se rendre a l'evidence: le 25 aout 2007, nous etions immortels.

mercredi 22 août 2007

Les nouveaux leaders du PC chinois

Revue de troupes aux dunes de Dunhang

Il y a toujours plus fou...

Un thailandais parti pour un tour du monde !

Tribulations chinoises





Cote moteur, Penelope est a la peine. Dans les montagnes dessechees du Taklamakan (notre 3eme desert), nous sommes plus pres du poney malade que de la deux chevaux. Bruit inquietant dans le moteur, Mike et moi nous crepons le chignon sur le qualificatif: il dit crepitement, je dis cliquetis, nous ne trouvons pas de mot intermediaire! La pedale d'accelerateur repond mal et nous perdons de la puissance. Mais ce qui est bien dans le voyage, c'est que les inquietudes font vite place au fatalisme. Sur une telle distance (15000 bornes), la panne est une evidence. Il faut juste eviter de secher le moteur en violantant sa monture. Ca oblige a la lenteur... Le seul luxe dont nous ne nous privons pas dirait notre mentor, Nicolas Bouvier, ecrivain voyageur connu pour l'un de ses recits auquel il a donne l'un des plus beaux titres de la litterature: L'usage du monde.
Parenthese ici pour livrer un secret a tous nos amis epris de grands departs: On voyage mieux avec un livre d'ecrivain qu'avec un guide du routard. Respirer l'inconnu, prendre une route sans etre sur de sa destination, tomber sur l'echoppe fabuleuse apres s'etre perdu, rouler de longues heures la nuit sans se soucier de l'heure d'arrivee... Et Nicolas Bouvier de continuer: "porte par le chant du moteur et le defilement du paysage, le flux du voyage vous traverse et vous eclaircit la tete. Des pensees qu'on hebergeait sans raison vous quittent, d'autres au contraire s'ajustent et se font a vous comme les pierres au lit d'un torrent. Aucune besoin d'intervenir, la route travaille pour vous."

Au pays des Ouigours


Il y a trente ans, Dutronc chantait: "500 millions de petits chinois, et moi et moi et moi". Ils sont aujourd'hui 1,2 milliards mais tous les Chinois n'en sont pas! Nous entrons dans l'empire du milieu par le col de Torugart (3752 m) pour decouvrir un peuple colonise: Les Ouigours. Ces Descendants des Huns et des Turcs d'Asie centrale ne sont pas brides des yeux mais brides par les autorites chinoises qui les interdisent de penser a leur independance, controle leur pratique de l'Islam et farcit la region de chinois pour changer la donne demographique. Le plus ironique reste la decision de Pekin de remplacer la transcription phonetique de leur langue en alphabet latin par l'alphabet arabe par peur qu'ils s'occidentalisent. Les Ouigours connaissent le même sort que les Tibétains : une dure colonisation des Hans. En traversant la Chine depuis le nord-ouest, nous empruntons le chemin de la soie des premieres caravanes chinoises qui evitaient les peuples hostiles par la route la plus septentrionale.

vendredi 17 août 2007

De la steppe aux montagnes du Tien Shan






Arrives au Kirghistan, les maisons retrouvent des couleurs et les visages des sourires. A Bishkek, la capitale, nous precedons Poutine et Hu Jintao, attendus pour un sommet centre asiatique. La mainmise russe sur les 5 Etats que nous traversons ne fait aucun doute. Il faudra sans doute des generations avant de voir s'emanciper ces populations soumises. Et si elles y parviennent, l'islamisme, tenu a l'etat de veille par des regimes autoritaires, les cueillera t elle au passage, profitant du cocktail detonnant de la misere et du nepotisme? Treve de serieux, nous attaquons la pente du Tien Shan, massif montagneux qui nous separe des mythiques pans du Pamir... Peu de mots dans de telles occasions: c'est un question de lumiere, de disposition d'esprit face a la beaute, a l'unique. 3000 metres d'altitude, quelques yourtes d'ou surgissent des regards purs, un caravanserail du 9eme siecle pose dans les plis d'une colline verdoyante, et nous touchons peut etre ce qu'on appelle le merveilleux du voyage.

Au pays des Kazaks


Evoquant les steppes a perte de vue, les chevaux sauvages et Michel Strogoff (don't ask why), le kazakhstan nous tendait ses bras arides. Certes, apres une frontiere qui confirme le penchant des douaniers pour des casquettes en forme de freesbee, nous avons eu droit au decor de far-west mais pas a l'accueil ouzbekh. Pas de klaxon sinusoidal, pas de grandes effusions au bord des routes, mais des visages fermes qui semblent ne pas comprendre ce que ces droles de voitures colorees font sur leur asphalte gris. Est-ce parce que le Kazakhtan, Des 5 "Stan", est reste le plus proche de la Russie, dans sa geographie comme dans sa mentalite? Ou serait ce les sinistres consequences de l'heroine qui coule a flot, ici, dans le sud du pays, avec la complicite evidente de toute la hierarchie militaire? En arretant notre deuche dans un village sans ame, nous croiserons plusieurs regards hebetes, dont celui d'un sympathique drogue sans age aux yeux injectes, le cousin de Borat, qui nous gratifia d'un monologue en russe (a la gauche de Mike sur la photo). Pour nous separer de ce nouvel ami, Mike acceptait bien volontiers son cadeau d'adieu: un peu de tabac a chiquer... Il ne fallut pas plus de 10mn a Mike pour se sentir partir et conceder, les yeux rougis par la came, qu'il ne s'agissait sans doute pas d'un tabac occidental. Renaud prit donc le volant jusqu'a la frontiere kirghize et, dans deux etats d'esprit opposes, les deux comperes notaient que depuis la Turquie, melons et pasteques n'avaient jamais disparu du bord des routes, attendant patiemment le chaland au soleil.

Cueilleuses de pommes sur la route de Samarcande




Sur la route de Samarcande nous croisons les sourires dores des femmes ouzbekhs et nous arretons faire la sieste sous les pommiers.

lundi 13 août 2007

Toujours en Stan




Apres l'electrochoc du Turkmenistan, l'Ouzbekistan nous a ouvert ses portes. Nos 2cv sont accueillies triomphalement par une population chaleureuse. Mais ici aussi, l'homme fort concentre tous les pouvoirs entre ses mains et la misere est a chaque coin de rue. La surprise vient des visages, ils sont si differents. La mixite est telle qu'on retrouve ici des ukrainiens, des coreens, des tatares, des ouigoures et beaucoup de Tajiks qui semblent etre traites comme des citoyens de seconde zone. Et alors que nous devisons sur ce pays que nous nommons le centre du monde euro-asiatique se profilent les domes de Samarcande et les ruelles de Boukhara. C'est toute la route de la soie qui se concentre dans ces chefs d'oeuvre. Il faut se perdre pour sentir un peu les vents du desert du Karakoroum bruler les visages des marchands chinois et perses qui arrivaient extenues dans ces villes oasis.
A cote de ces lieux ou la magie perdure, Tashkent nous semble bien fade. Nous attaquons la ville par la face la plus facile, la boite de nuit. Jamais nous n'avons croise autant de clubbers d'origines aussi differentes. La pute ouzbeque entoure le businessman de Dubai qui discute avec un jeune marchand d'armes afghan tandis que de bruyants pakistanais dansent autour d'asiatiques indefinissables... Et puis le jour se leve... Notre 2cv doit prendre la route des montagnes du Kirghistan ou d'autres aventures nous attendent.

vendredi 10 août 2007

Turkmenistan

Nord Est Iran


Bouyguestan

Hallucinant est un mot aujourd'hui fatiguant a entendre sauf quand on
parle du Turkmenistan. Il faut nous imaginer bouche-bee des que les
lumieres d'Ashkabat innonderent le ciel a la descendante des montagnes
iraniennes. Las Vegas n'en fait pas autant que 'le president a vie de
la republique independante et neutre du Turkmenistan'. C'est Bouygues
qui construit ces innombrables palais immacules qui jettent a la
gueule du visiteur l'argent du petrole et du gaz dont profitent au
moins dix personnes. On nous interdit de quitter le convoi policier
qui nous accompagne pendant les deux jours de notre traversee... Ici,
tele interdite et bonheur obligatoire, c'est ce au'on peut lire sur
les visages inexpressifs des turkmenes qui nous regardent passer comme
des betes curieuses. Un seul livre disponible, celui du dictateur,
dont vous pouvez admirer le portrait derriere nous (sur l'une de nos
rares photos).

Desert du Kevir

Apres Teheran ou nous n'avons pas eu le temps de nous attarder,
Penelope, notre fier double etalon, vrombit sur la route des
caravanserails. Nous longeons le desert du Kevir par le nord et il
suffit d'ouvrir les yeux (et non de les fermer) pour voir des
caravanes allanguies marcher sans ombre dans la fournaise. En
remontant vers le nord, on entend plus de persan mais du turc. Ce que
nous croyons d'abord etre des mausolees sont des fours a briques qui
ne doivent pas avoir beaucoup change en 2000 ans. Nous avons peu de
temps pour rencontrer les gens qui nous supplient presque de venir
partager un the dans des villages niches dans les combes de collines
qui s'etirent vers le ciel. Si nous osions la simplicite, il faudrait
juste dire que la beaute peut etre emouvante...

dimanche 5 août 2007

Une autre realite: l'Iran

Khomeiny sur les billets, les femmes ensevelies dans leurs hijabs, separees des hommes dans les bus, des caravanserails et des Mausolees sans age, nous descendons de Tabriz vers Teheran (photo) le long de la Caspienne a quelques centaines de km de Grozny au Nord et Baghdad au Sud, sur l'une des routes que les marchands de soie empruntaient. Arrivee triomphante a Teheran ou les regards hallucines des automobilistes en dit long sur l'enclavement du pays.

Danger au Mont Ararat!

De memoire de Turc, on avait jamais vu ca! Les bas cotes blanchis par la grele de la route longeant la frontiere iranienne auraient du nous alerter sur la force des elements, mais non, n'ecoutant que notre inconscience dans ces montagnes kurdes, nous avons fonce droit dans le nuage d'un noir d'Apocalypse (une image biblique pour un lieu qui l'est tout autant, le mont Ararat etant le lieu ou Noe echoua son arche). Rapidement, la pluie devint grele qui forcit avec tant de violence que nous estimions a quelques minutes le temps de resistance de notre capote. Puis le deluge s'abattit sur nous comme sur Noe, reduisant la visibilite a quelques metres. Il devenait quasi impossible de voir les deuches de nos acolytes Fil/Xtian et Yoyo/JC qui continuaient courageusement l'ascension a moins de 5 km/h. C'est a ce moment que l'asphalte se mua en couleur sombre. L'evidence etait maintenant sous nos roues: un pan de la montagne s'etait detache, formant un torrent de pierres et de boue qui traversait la route. Lancee, la premiere voiture passait de justesse alors que la deuxieme, au milieu de ce gue, etait deportee d'au moins un metre vers le ravin avant de se retouver in extremis de l'autre cote. Les equipages beuglaient dans les VHF sans que personne ne se comprenne, nous apprendrons d'ailleurs plus tard que Yoyo mit quelques secondes a faire entendr a JC qu'il verrait mieux sans ses lunettes de soleil!). Derriere, nous stoppions net. L'option fut la marche arriere mais la coulee s'etait elargie et nous sentions les pierres tombant en avalanche de la montagne cogner sous notre chassis. Le demi-tour se fit a l'arrachee et la deuche fonca a tombeau ouvert se refugier au barrage militaire turc a un kilometre. Jamais nous ne n'avions ete aussi heureux de rencontrer un checkpoint.
(photo du Mont Ararat, du checkpoint et des restes de la coulee de boue deux heures plus tard)

jeudi 2 août 2007


Nous quittons peu a peu le monde moderne, meme sı l'occıdent persıste!
Le mercure affıche 42,2 celsıus. Regıon atomıque, nous sommes aux confıns de la Turquıe, de la Syrıe, de l'Irak et de l'Iran que nous atteındrons demaın (nous ne savons pas quand sera notre prochaın arret ınternet). Aujourd'huı, la polıce nous a faıt faıre demı-tour alors que nous coupıons a travers les plaınes anatoles, raıson ınvoquee : le terrorısme kurde. Nous avons bıen vu passer qques blındes maıs nous n'en saurons pas plus...
ps : n'hesıtez pas a commenter ıcı nos messages, c'est un plaısır de vous lıre!

Cappadoce



Vous le savıez mais nous pas, les vılles troglodytes de cette regıon turque ont ete le plus sur moyen d'evıter de se faıre trancher la gorge par les barbares des envırons. Le cache-cache dure plus d'un mıllenaıre, jusqu'a ce que les paısıbles autochtones soient defendus par des guerrıers peu commodes quı s'emparent de la regıon au 12eme sıecle. Lachee dans cette foret de pıtons en tuff, notre fıere 2cv a sıllone les vallees perdues jusqu'a ce que le hasard nous amene a ce quı reste d'une eglıse byzantıne, creusee dans le rocher (photo).

Comme une evıdence, nous sommes tombes sur un fou furıeux de brestoıs quı a renove l'une de ces cathedrales trouee comme un gruyere pour en faıre un hotel. Seule ıncoherence: pas de crepe au menu!

lundi 30 juillet 2007

Voir le reportage de France2 sur notre depart

La vidéo est disponible ici >   http://www.hotcafe.fr/divers/croisiere_chine_JT070723.avi
Je vous conseille de la télécharger en faisant un clic droit sur le lien ci-dessus et enregistrer sous, sinon votre fenêtre risque de bugger :)

A chaque jour suffıt sa panne!



Nous commencons a comprendre le fonctıonnement d'une 2CV! Aujourd'huı, cours sur la culasse de bougıe en Turquıe. Notre moteur ne montre pas de sıgne de faıblesse maıs la mecanıque est eprouvee. Nous n'avons pourtant parcouru que le cınquıeme du parcours. Arrıvee a Istanbul en poussant la voıture sur le dernıer kılometre, notre Penelope ne voulaıt plus rıen savoır, nous luı avıons pourtant parle toute la journee pour ne pas qu'elle nous lache.
Apres une journee de repos ou nous avons pris plaısır a rejouer les tourıstes au palaıs de Topkapı (et souffert au baın Turc - voır photo des kıdnappeurs), nous avons reprıs la route vers Ankara. Il fallaıt voır Mıke explıquer avec les maıns aux polıcıers turcs du peage d'Ankara qu ıl luı fallaıt tenter de retrouver son sac(cartes de credıt et appareıl photo) oublıe dans une statıon de servıce dont nous n avıons nı le nom nı l exacte sıtuatıon geographıque. Le sac fut retrouve et ramene a grande peıne. Le recıt de cette perıpetıe nous a valu les commentaıres eclaıres de nos coequıpıers quı peut se resumer en deux granbds courants de pensee tourıstıque: pour les uns: c'est claır, le turc est honnete, pour les autres, c'est claır, nous avons eu de la chance car le turc est voleur!
Nous attaquons la Cappadoce avec l'appetıt des gourmands de beaux paysages... Les photos seront sur notre prochaın bıllet. Tejaculaır a vous! (mercı en turc)

Les ravısseurs exıgent une rancon d'un mıllıon de Ğürks

Istanbul : la mosquee est toujours bleue !

Passages tele sur France 2 et France 3

France 2 13h le 23 juillet http://jt.france2.fr/13h/index-fr.php?jt=6
France 3  19-20h dımanche 22 juıllet edıtıon ıle de france  http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b92a_1920&video_number=6

jeudi 26 juillet 2007

on s'ennuie dans les hotels!

ON EST EN GRECE!

Desole les amis, peu de temps pour vous informer, on avale les kilometres toute la journee, ensuite on se doit d'avaler des ouzos avec les locaux. La 2CV fait un malheur dans chaque village traverse. Klaxons et signes de la main rythment le parcours. Au cas ou certains restaient circonspects, la 2CV est VRAIMENT la voiture du voyage!

Pour le croustillant, Mike s'est fait braquer par une nonne ninja orthodoxe dans un monastere des Meteores. Mike a sorti son appareil pour regarder ses photos dans une chapelle ou lesphotos sont interdites... La nonne, en embuscade derriere un pilier, a saute sur le contrevenant, lui arrachant l'appareil des mains. Ce soir, nous ne n'avons plus que l'appareil, pas la carte memoire, qui semble constituer la principale source de revenus du monastere!

mer Egee

kilometre 2500 - Grece

apres un depart sous la tour Eiffel, nous avons franchi les Alpes sous un deluge, puis avons traverse l'Italie d'un trait avant de monter sur le ferry qui nous a amene a Igoumenitsa en Grece. De la, liaison caniculaire vers la region des Meteores au nord, avec passage a 1 800 m... magnifique panorama, bergers, troupeau de chevaux sauvages...

Merci HOT CAFE ! Merci a tous nos sponsors !!

En premier nous tenons a remercier nos sponsors, en particulier David pour HOT CAFE ( http://www.hotcafe.fr ) ainsi que Florent avec 4 roues 1 parapluie ( 4RS1P )
Et biensur MI ZEPPE

vendredi 20 juillet 2007

Passage Radio dimanche interview Mike - Croisiere Chine 2007 - radio France Le Mouv'

Passage Radio interview Mike pour le Raid des Baroudeurs - Croisiere Chine 2007 , radio France Le Mouv',
à Rennes sur frequence 107.3 FM et Paris sur 92.1 FM Passage à l'antenne dimanche sur toute la France pendant les flashs infos. Frequences sur la France : http://www.radio-music.org/article.php?sid=9192

 

vendredi 15 juin 2007

Slide Show !

On en parle dans la presse chinoise !

Voir l'article sur le site d'infos Chine Informations :

vendredi 8 juin 2007

PLUS QU'UN MOIS!!!

Ne manquez sous aucun prétexte nos départs de Bretagne puis de Paris, le 20 et 21 juillet!

de l'amitié!

des difficultés!

des rencontres!

de l'aventure!

mardi 8 mai 2007

Préparatifs de la 2CV


Voici la voiture à nue qui est actuellement en préparation : renforcement du chassis, amélioration du filtre à air, aménagements divers, équipement spécial désert et montagne, peinture blanche ...

dimanche 29 avril 2007

Plan Media, du nouveau !

Les promesses pleuvent!
Après France 3, I télé et France 2 (qui nous propose 5 sujets en série dans le 13h), c'est au tour de TF1 de montrer son intérêt pour notre aventure... Notre arrivée serait dans le JT et peut être dans un magazine. La situation devient idyllique pour le sponsor que nous cherchons toujours! En comparaison du prix d'achat du même temps d'antenne en spots publicitaires, c'est tout bénef pour notre parrain!
Voir les détails dans notre plan media > clic !

samedi 24 mars 2007

Un partenaire sinon rien!

Il y aura une dimension humaine et humanitaire à ce voyage que vous suivrez en direct par ce blog. Nous vous enverrons régulièrement des nouvelles et des photos de notre périple et de nos rencontres. Vous pourrez nous suivre à la trace dans des contrées reculées dont vous avez rarement entendu parler. Les Iraniens nous aiment ils? Les Turkmènes ont ils déjà entendu parler de démocratie? Les Kazhaks sont ils des obsédés sexuels comme le prétend Borat? Vous le saurez en suivant nos aventures...

Afin de pouvoir réaliser ce périple sur les traces de Marco Polo, il nous faut de l'argent.
Avec le réseau étendu des amis d'amis il est possible de gagner du temps à la recherche d'entreprises qui seraient prêtes à sponsoriser notre véhicule et ainsi devenir partenaire financier de cette superbe aventure.

Il peut s'agir d'un seul sponsor comme de plusieurs. L'opération de communication pour ceux-ci n'est pas à négliger comme vous pourrez vous en rendre compte à la lecture de la présentation du dossier de partenariat.

Nous te sollicitons aussi afin que tu puisses nous aider à rentrer en contact avec une entreprise qui souhaiterait communiquer et devenir sponsor de la Croisière Chine.
Il faut savoir que ce type de partenariat est déductible des impôts sur les sociétés.


Chers tous,

Nous partons cet été 007 pour cette superbe aventure :
nous allons traverser la planète allant de l'Atlantique au Pacifique, du rivage breton à la mer du Japon, traversant cinq déserts et de nombreuses chaînes de montagne.....
Par la route et les pistes au volant de la mythique 2CV !
C'est le plus grand rallye du monde (près de 30.000 kms) jamais organisé pour un groupe aussi important (130 participants de France, Belgique, Etats Unis, Italie, Polynésie, Suisse...)
Nombre de véhicules
2 CV x 38 + Motos x 10 + 38 4X4 et 1 camion
Le sage et le plus expérimenté des participants a 79 ans !
Nous vous donnerons ici au fil de l'eau tout plein de nouvelles et infos, stay stuned :)